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Gérard et les indiens de Nicolas Réglat

Gérard et les indiens de Nicolas Réglat

Vagabondages Cinématographiques - Longs métrages -
Plein Air

Gérard et les indiens

de Nicolas Réglat

France. 2017. Documentaire. 52 mn.

Scénario : Nicolas Réglat
Image : Guillaume Brault
Son : Cyril Legrain
Montage : Fabien Daguerre, Xavier Franchomme
Musique : Cyril Legrain, Ernesto Galacho
Production : Le-loKal Production avec le soutien de la Région Occitanie
Contacts : Le-loKal Production 
www.lelokalproduction.com 
Tél. +33 (0)5 81 76 09 45

 

 

 
Toulouse, entre les deux tours de l’élection présidentielle, dans une tribu d’Indiens qui n’est pas habituée à participer au scrutin. Nico, qui n’est même pas inscrit sur les listes électorales, culpabilise et craint la victoire de la fille «N’a-qu’un-oeil». Il décide de se tourner vers les Indiens les plus expérimentés, dont Gérard, issu de la génération 68, qui lui apprend que la survie de leur peuple est conditionnée par la transmission d’une culture et par plusieurs kilogrammes de dynamite.
Dans les années 80, Gérard a participé activement à la lutte contre le parti de «N’a-qu’un-oeil» avec de nombreux jeunes Indiens à Toulouse. Ensemble, ils ont créé le SCALP (Section Carrément Anti Le Pen).

 

 

"À 2 ou 3 ans, ma fille a commencé à demander "pourquoi ?" comme tous les enfants. C’est devenu très compliqué de lui répondre, parce que tu lui expliques que respirer les pots d’échappement, c’est pas bon, manger des bonbecs et n’importe quoi, c’est pas bon, que la télévision, c’est pas bon, que les écrans toute la journée, c’est pas bon, que les centrales nucléaires un jour, vont péter… Tu te demandes comment t’as pu en arriver là. J’ai quarante ans aujourd’hui et je me pose réellement la question "pourquoi ? ". C’est l’enfant qui te fait comprendre des choses plus que tu ne lui en fais comprendre. Si les choses sont mauvaises, l’enfant se demande pourquoi elles existent et pourquoi on les fabrique. Pour les Indiens, tout cela a été imposé par l’Homme blanc, cela fait des siècles qu’ils le répètent. Le problème, c’est de parvenir à ce que l’Homme blanc écoute. En quoi le contexte politique dans lequel s’inscrit le film fait-il écho à ces questionnements aujourd’hui ? Dans les années 80, suite à l’arrivée de la Gauche au pouvoir, les Beurs marchent à travers la France jusqu’à l’Elysée à la conquête de nouveaux droits et pour enfin faire reculer le racisme en France. En parallèle et grâce à l’augmentation du chômage, l’extrême-droite fait sa place et réapparait plus habile et mieux organisée médiatiquement. De nombreux Indiens se demandent comment agir, comment résister." Nicolas Réglat

 

gerard et les indiens reaAprès un bac d’Arts Appliqués et 3 ans d’études aux Beaux-Arts, Nicolas Réglat suit des études de cinéma à l’École supérieure d’audiovisuel de Toulouse, l’ESAV. Durant ses années de formation, il réalise plusieurs courts-métrages dont Le gros Pépin (...), qui raconte l’histoire d’un ouvrier qui ne veut pas retourner travailler sur les paquebots à Saint-Nazaire. Il travaille ensuite sur différents tournages, essentiellement comme électricien.
¡ G.A.R.I ! (diffusé à Gindou en 2013), son premier long métrage documentaire s’intéressait à l’aventure de groupes d’action anti-franquistes qui se sont unis en France en 1974 pour sauver des camarades emprisonnés en Espagne sous la dictature de Franco.