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Rétrospective Jean-François Laguionie – Longs métrages
Arsénic

Gwen et le livre de sable

de Jean-François Laguionie

France. 1984. Animation. 1h07.

Scénario : Jean-Paul Gaspari, Jean-François Laguionie
Décors : Bernard Palacios
Montage : Hélène Arnal, assistée de Danièle Pornier
Musique : Pierre Alrand
Production : Films de la Demoiselle, Films A2, La Fabrique
Voix : Michel Robin, Lorella Di Cicco, Armand Babel, Raymond Jourdan, Saïd Amadis, Bertrand Bautheac, Jacques Bourier
Contacts : Gebeka Films
www.gebekafilms.com
Tél. +33 (0)4 72 71 62 27

 

Gwen, 13 ans, a été adoptée par une tribu de nomades et vit avec eux dans un monde entièrement recouvert par les dunes. Sous le sable vit le Makou, une étrange chose qui les terrifie en permanence et enfante depuis des siècles des objets gigantesques pour les rejeter au loin. Pour Roseline, âgée de 173 ans, comme pour tous les nomades du désert, ces lavabos, téléphones ou cafetières, n’ont aucun sens.
Pour échapper au Makou, tous trouvent refuge au fond d’un puits dès la tombée du jour. Seule Gwen ose braver le danger et passe une nuit dans les dunes, en compagnie du fils de la vieille Roseline. Le jeune garçon disparaît et Roseline, bien décidée à le retrouver, entraîne Gwen dans un voyage épique...

 

“Gwen symbolise la liberté, elle symbolise la vie et le refus des faux problèmes. Tout le reste est faux problème : les deux Jumeaux qui perpétuent cette sacralisation des objets, par exemple. Lorsque l’un d’eux pense qu’il faut s’en tenir au texte sacré et que l’autre, au contraire, dit que le message des dieux se situe dans l’inconscient, dans les rêves, c’est un faux problème. Gwen ne s’en pose pas, elle. Mais les images du film provoquent d’autres questions : n’est-ce pas tout le problème de la poésie ? N’a-t-elle pas beaucoup de mal à être acceptée en tant que telle au cinéma, particulièrement dans le dessin animé ? Un film au chaos encore plus grand – je pense à Godard, à Fellini, à Bergman -, un film en prise de vues réelles, ne serait-il pas accepté beaucoup plus simplement ? La condition primordiale est donc d’être sincère avec cette vibration." Jean-François Laguionie