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Caméras sénégalaises. Cinémathèque de Toulouse et CNC - Longs métrages
Arsénic

 

Moolaadé

Ousmane Sembene

Sénégal. 2004. Fiction. 1h57

Scénario : Ousmane Sembene 
Image : Dominique Gentil
Son : Denis Guilhem
Montage : Abdellatif Raïss
Musique : Boncana Maïga
Production : Filmi Doomireew
Interprétation : Fatoumata Coulibaly, Maïmouna Hélène Diarra, Salimata Traoré, Aminata Dao, Dominique T. Zeida

Contact : La Cinémathèque de Toulouse
lacinemathequedetoulouse.com
Tél. +33 (0)5 62 71 92 92

 

Dans un village africain, il y a sept ans, une jeune mère a refusé que sa fille soit excisée, pratique qu’elle juge barbare. Aujourd’hui, quatre fillettes s’enfuient pour échapper à ce “ rite de purification ”, et demandent protection à cette femme. Deux valeurs s’affrontent alors : le respect du droit d’asile (le Moolaadé) et l’antique tradition de l’excision (la Salindé).

 

il est temps de vivreNé au Sénégal en 1923, Ousmane Sembene fait partie des tirailleurs sénégalais mobilisés par l'armée coloniale française pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il arrive clandestinement à Marseille en 1946. Dans les années 1950, le jeune homme engagé, découvre le cinéma et la littérature. Il écrit son premier roman Le docker noir, publié en 1956. Réfléchissant à une démarche qui intéresse le plus grand nombre, qu’il définit comme « politique, polémique et po­pulaire », il étudie le cinéma au studio Gorki à Moscou. En 1963, il signe son premier court métrage, Borom Sarret, qui décrit le quotidien d'un charretier à Dakar. Trois ans plus tard, il réalise La Noire de…, l'histoire d'une domestique noire maltraitée par ses patrons blancs. Couronné par le Prix Jean-Vigo, ce film est le tout premier long métrage produit et réalisé en Afrique subsaharienne.
Ousmane Sembene réalise huit autres longs métrages dans lesquels il dépeint avec humour et sans concessions les rapports sociaux dans l’Afrique contemporaine et s’attache aussi à évoquer les pages les plus sombres de l'histoire de son continent. Ses films seront récompensés par de nombreux prix.
En 1999, il entame une trilogie baptisée « L’Héroïsme au quotidien » portant notamment sur la condition des femmes en Afrique. Il réalise Faat Kiné (2001), premier volet de son triptyque. Moolaadé en est le second et l’un des plus remarqués au festival de Cannes 2004. Il meurt le 9 juin 2007.