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La Cinémathèque de Toulouse et le CNC - Longs métrages
Plein air

Lawrence d’Arabie

David Lean

Grande Bretagne. 1961. Fiction. 3h27

Scénario : Robert Bolt, Michael Wilson
Image : Freddie Young
Son : Paddy Cunningham
Montage : Anne V. Coates
Musique : Maurice Jarre
Production : Horizon Pictures
Interprétation : Peter O’Toole, Alec Guinness, Anthony Queen, Jack Hawkins, José Ferrer, Omar Sharif, Arthur Kennedy, Claude Rains, Michel Ray

Contacts : Park Circus
www.parkcircus.fr
Tél. +44 141 648 8891

 

 

En mai 1935, sur une route d'Angleterre bordée de frais cottages, se tue en moto Thomas Lawrence, simple soldat de la Royal Air Force. A l'issue de ses obsèques, les conversations les plus diverses s'animent, évoquant cet étrange colonel Lawrence qui, après la conférence du Caire en 1921, avait renoncé aux honneurs et à la gloire, tant il ressentait amèrement l'échec de la cause arabe à laquelle il s'était dévoué corps et âme. Pour l'avoir particulièrement bien connu et apprécié lorsqu'il commandait les troupes britanniques cantonnées au Caire, en 1916, le général Allenby évoque la personnalité du commandant Lawrence, alors sous ses ordres.

 

 

 

 

laurance

Né en 1908 en Grande Bretagne, David Lean est engagé en 1927 aux studios Gainsborough, où il est à la fois troisième assistant, habilleur, clapman et assistant opérateur. En 1930, il devient assistant monteur puis travaille sur le montage des actualités Gaumont-British et Movietone News. En 1934, il monte des productions Paramount. En 1935, il travaille sur Escape me never de Paul Czinner. Réputé pour être le meilleur monteur du cinéma britannique de l'époque, il collabore aux plus importantes productions. En 1942, David Lean coréalise In which we serve (Ceux qui servent en mer) avec Noël Coward. Les deux hommes s'associent de nouveau pour This happy breed (Heureux mortels, 1944), un film impressionniste sur l'Angleterre middle class, Blithe spirit (L’Esprit s’amuse, 1944), une comédie mettant en scène des fantômes, et Brief encounter (Brève rencontre, 1945), une histoire d'amour contrariée qui reste un classique du néo-réalisme britannique. Ensuite, David Lean met en scène deux adaptations de Charles Dickens, Great expectations (Les Grandes espérances, 1946) et Oliver Twist (1948), qui témoignent d'une rigueur dans le traitement de la structure dramatique, ainsi que d'une maîtrise des décors, de la photographie et du montage. Ses trois films suivants sont interprétés par son épouse, Ann Todd : The Passionate friends (Les Amants passionnés, 1948), un remake de Brève rencontre, Madeleine (1949), un mélodrame victorien et Le Mur du son (1952), un film sur les pilotes d'essai. Après une troisième variation de Brève rencontre intitulée Summertime (Vacances à Venise, 1954), le cinéaste se tourne vers la production internationale. En 1957, Le Pont de la rivière Kwaï, d'après Pierre Boule, connaît un succès mondial, puis le cinéaste tourne un autre grand succès, Lawrence d'Arabie (1962). David Lean montre une certaine tendresse pour des êtres seuls qui cherchent leur vérité. Docteur Jivago (1965) est un personnage semblable à celui de Lawrence d'Arabie. Après La Fille de Ryan (1970) où il développe son thème de prédilection, l'adultère, le cinéaste se met en retrait et ne revient à la réalisation qu’en 1984 avec La Route des Indes, une épopée d'après Edward Morgan Forster. David Lean est mort en 1991 à Londres.