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Rétrospective Marie-Claude Treilhou - Longs métrages
Arsénic

 

Un petit cas de conscience

Marie-Claude Treilhou

France. 2002. Fiction. 1h35

Scénario : Marie-Claude Treilhou
Image : Pierre Stoeber
Son : Yves Zlotnicka
Montage : Kadicha Bariha
Musique : Yves Zlotnicka
Production : Les Films de la Boissière, Tournesol Films, Seno Films
Interprétation : Ingrid Bourgoin, Dominique Cabrera, Claire Simon, Marie-Claude Treilhou, Alain Guiraudie, André Van In

Contact : La Traverse
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Tél. +33 (0)1 49 88 03 57

 

Un clan de vieilles copines (qui vont aborder la cinquantaine avec beaucoup d’enfance encore) se prend les pieds dans le tapis d’un fait divers : deux d’entre elles, qui vivent ensemble, sont victimes d’un cambriolage dans leur maison de campagne. Les commentaires des différents protagonistes et l’investigation conduite comme une enquête sauvage n’aboutissent qu’à un vertige : où est la vérité et surtout quelle est la juste cause ? 

« Tant qu’à être dans le film, il me semblait évident de jouer ce qui était mon propre rôle dans l’anecdote d’origine. Comme je connaissais quand même pas mal la partition cela me permettait de donner le “la”, une façon de faire la mise en scène de l’intérieur et d’assurer une certaine justesse à l’ensemble du film. Et surtout pour mes camarades Dominique Cabrera et Claire Simon, une façon de les aider à être à l’aise par rapport à elles-mêmes. Je me disais “si elles me voient me supporter et m’exposer telle que la nature m’a faite, à en jouer, cela les aidera à se jouer d’elles aussi”. J’étais parfois accablée par les responsabilités que je leur faisais prendre vis-à-vis de leur propre image et de leur “respectabilité”. Car il fallait qu’elles s’abandonnent à un certain comique, en pariant qu’il les transcenderait, comme il me transcenderait moi-même jusqu’à atteindre l’archétype, passer le mur du son et de l’image, filer dans la représentation. Leur générosité, leur folie, leur intrépidité ont fait le reste, c’est un drôle de cadeau, une sacrée confiance, je ne les en remercierai jamais assez. D’autant que la partie n’était pas facile, avec ces textes énormes et ces tunnels de plans séquences. »
Marie-Claude Treilhou