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Eclats de cinéma militant – Courts métrages
Arsénic.

Le Sud

Jean-Claude Bernard

France. 1934. Noir et blanc. Sonore. 41 min

Scénario : D’après Sahara, le Mzab et les pays Chaamba, Sahara carrefour des races du Lieutenant d’Armagnac
Image : Maurice Théry
Son : Georges Gérardot
Compositeur de la musique : André Petiot
Adaptation musicale : Jacques Ibert, Marcel Bernheim, Marcel Duhamel
Production : Les Films J-C. Bernard

Contacts : CNC – direction du patrimoine
www.cnc.fr
Tél. +33 (0)1 30 14 80 43

 

 Dans le Sud algérien, les habitants des oasis de la région du Souf et du Mzab livrent un combat journalier contre l’envahissement du sable dans les palmeraies. Les caravanes, guidées par le soleil et les bornes en forme de pyramide, se déplacent d’une ville à l’autre. Au milieu des dunes, El-Oued, la ville aux mille coupoles, offre le repos et les denrées nécessaires aux voyageurs. Plus loin, c’est le désert de pierres où de nombreuses villes comme Ghardaïa, Bou Noura, Beni-Isguen résistent aux vents de sable et à la sécheresse. La journée s’achève par une fantasia mozabite aux portes d’une ville.

 

Touareg

Albert Mahuzier

France. 1948. Noir et blanc. Sonore. 19 min

Image : Robert Petiot
Musique : A. Joset
Conseiller scientifique : Henri Lhote
Montage : J. P. Delannoy
Production : Les Actualités Françaises

Contacts : CNC – direction du patrimoine
www.cnc.fr
Tél. +33 (0)1 30 14 80 43

 

Au crépuscule de sa vie, un vieux Touareg part attendre la mort dans le désert du Hoggar, entouré de ses plus fidèles amis. Dans le silence du désert et le recueillement de ses compagnons, il se remémore les grands moments de sa vie. Il s’imagine les cérémonies et les rites lors de sa naissance. Il se rappelle son enfance rythmée par le départ et le retour des caravanes, son apprentissage du métier de chamelier et le jour où, son père lui entourant le visage et la tête du litham, il devint un homme, un Touareg. Il se souvient de son mariage, des préparatifs jusqu’à la nuit de noces, et de l’année où il vécut seul avec sa femme. Il revit les longs voyages durant lesquels les caravanes, chargées du sel des mines d’Armador, rejoignaient Zinder, au Soudan. Les Touareg y échangeaient leurs chargements contre du grain pour l’hiver, puis remontaient vers In Salah, où ils troquaient leurs excédents contre des dattes. Quand il était de retour au village, le soir, il écoutait le conteur, qui relatait les histoires de ses vaillants ancêtres. Mais, dans le désert, l’heure de son dernier voyage est proche. Dans un dernier geste, le vieux Touareg lève le doigt au ciel vers Allah qu’il va rejoindre. Inhumé à même le sable, il fera corps avec ce désert qu’il a si longtemps foulé.

 

Le Chant du Hoggar

Pierre Ichac

France. 1931. Noir et blanc. Sonore. 30 min

Auteur du commentaire : René Nazelles
Musique : Sylviano
Production : Super-Film (Etablissements Roger Weil)
Producteur : Pierre-Antonin Ichac

Contacts : CNC – direction du patrimoine
www.cnc.fr
Tél. +33 (0)1 30 14 80 43

 

Fadimata, jolie musicienne nomade du Hoggar, éveille les passions des jeunes hommes de sa tribu. Un jour, elle accepte les présents du Lion, guerrier d’une tribu ennemie, et passe la nuit à jouer du violon en sa compagnie. Pour éviter les représailles, le Lion la quitte précipitamment au lever du jour. Il part vers la région de Kel-Aïr, s’associe avec des Touareg, et organise des razzias contre les peuplades qui vivent au bord du Niger. Quelques mois plus tard, à l’occasion de la fête du Prophète, le Lion vient défier les guerriers de la tribu de sa bien-aimée. Il combat Ilou l’Eléphant, mais, distrait par le sourire de la jeune femme, il est grièvement blessé et s’éloigne pour mourir. Aujourd’hui, seul un rocher gravé au nom de Fadimata rappelle les amours du Lion et de sa belle.