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La Cinémathèque de Toulouse et le CNC - Longs métrages
Plein air

La Prisonnière du désert

John Ford

Etats-Unis. 1956. Fiction. 1h59

Scénario : Franck S. Nugent, d’après The Searchers d’Alan Le May
Image : Winton C. Hoch
Son : Hugh McDowell, Howard Wilson
Montage : Jack Murray
Musique : Max Steiner
Production : C.V. Whitney Pictures
Interprétation : John Wayne, Jeffrey Hunter, Vera Miles, Ward Blond, Natalie Wood, John Qualen, Olive Carey

Contacts : Warner Bros
www.warnerbros.fr
Tél. +33 (0)1 72 25 10 77

 

 

En 1868, au Texas, après avoir combattu aux côtés des Sudistes puis au Mexique, Ethan Edwards revient au pays. Juste après son retour, la famille de son frère est attaquée par les Comanches. Tous périssent, à l'exception de la petite Debbie, la nièce d'Ethan, et de la jeune Lucy, enlevées par les Indiens. Ethan jure alors de les retrouver et de se venger. Accompagné de Martin Pawley, le frère adoptif des jeunes filles, et de Brad, le fiancé de Lucy, il se lance à la poursuite des ravisseurs.

 

 

 

 

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Né aux Etats-Unis en 1895 dans une famille d'immigrants irlandais, John Ford est le benjamin d'une fratrie de treize enfants. Son œuvre considérable (environ cent trente films) s'étend sur un demi-siècle. De 1917 à 1920, John Ford réalise une quarantaine de courts métrages, presque exclusivement des westerns. Ces films muets établissent la matrice originelle de toute son œuvre : paysages, personnages, situations, figures iconiques, postures et gestuelle. Avant l’arrivée du cinéma parlant, Ford réalise plus de soixante-dix films, tous disparus aujourd'hui, à l'exception de deux longs métrages, Pour la sauver (1920) et Cameo Kirby (1923). Dans les années trente, il inaugure sa saga sur le Grand Ouest américain avec La Chevauchée fantastique (1938), qui marque sa première collaboration avec John Wayne, jusque-là acteur de série B. C'est dans ce film-matrice qu'apparaît le décor naturel de Monument Valley, qui deviendra sa marque de fabrique et le lieu emblématique du western dont il établit les codes narratifs et les personnages types. Cette époque est aussi marquée par des œuvres pro-Lincoln comme Je n'ai pas tué Lincoln en 1935. Néanmoins, John Ford reste un cinéaste éclectique. Il réalise aussi des comédies (Toute la ville en parle en 1934), des reconstitutions historiques (Mary Stuart en 1936), des chroniques rurales (Judge Priest en 1934), des films à tonalité sociale (Les Raisins de la colère, 1939, Qu'elle était verte ma vallée, 1941). La Seconde Guerre mondiale lui permet d'affirmer ses sentiments patriotiques et ses convictions antifascistes : il réalise des courts métrages documentaires sur les opérations militaires de la Marine américaine ; en 1944, il filme les opérations du débarquement en Normandie, puis filme le procès de Nuremberg en 1945.
De retour à Hollywood, John Ford tourne en 1946 La Poursuite infernale avec Henry Fonda, en 1947, Le Massacre de Fort Apache et de 1948 à 1950, le réalisateur tourne ses westerns les plus classiques : Le Fils du désert, La Charge héroïque, Le Convoi des braves et Rio Grande. Au début des années 1950, John Ford s'oppose au sénateur McCarthy et tourne pour la Navy un documentaire pessimiste et désabusé sur la Guerre de Corée, This is Korea ! (1951). Puis il tourne en Irlande L'Homme tranquille avec John Wayne, Maureen O'Hara et Victor McLaglen dans les rôles principaux. Au début des années 1960, il tourne Le Sergent noir (1959) et L'Homme qui tua Liberty Valance (1961). Frontière chinoise sera son dernier film en 1965, il meurt en août 1973.