Titre rubrique festival 2

 

 

34es Rencontres Cinéma de Gindou

du 18 au 25 août 2018

• Hommage à Jean-François Laguionie,
• Vagabondages cinématographiques,
• Films du patrimoine


Activité phare et fondatrice de l'association Gindou Cinéma, ce festival, sans compétition, a toujours privilégié la rencontre autour des films et le brassage des publics. Plus de 17 000 spectateurs viennent de la France entière découvrir une centaine de films dont plus de la moitié est présentée par le réalisateur/la réalisatrice ou un membre de l’équipe du film qui participe également à une tchatche le lendemain de la projection.

La programmation se compose de 3 sélections : 

••• Rétrospective et carte blanche à Jean-François Laguionie : 11 séances, plus de 30 films, courts et longs métrages !

Laguionie 500px

Après Claire Denis, Brigitte Roüan, Mohamed Chouikh, Jacques Rozier, Jean-François Stévenin, Otar Iosseliani, Aki Kaurismäki, Alain Tanner, Luc Moullet, Abderrahmane Sissako, Nicolas Philibert, Robert Guédiguian, Claire Simon, les frères Dardenne, Paulo Branco, Denis Gheerbrant, Agnès Godard et bien d’autres, nous accueillerons cette année Jean-François Laguionie, l’un des grands cinéastes de films d’animation d'aujourd'hui.

La demoiselle et le violoncelliste, son premier court métrage produit par Paul Grimault (l’auteur du Roi et l’oiseau), date de 1964. Suivront une série de courts métrages en papiers découpés, peintures et dessins animés jusqu’à La Traversée de l’Atlantique à la rame qui obtient en 1978 la Palme d’or du meilleur court métrage.

• En 1979, Jean-François Laguionie crée dans les Cévennes le studio d’animation La Fabrique et se lance dans la création de son premier long métrage qui aboutit à la réalisation en 1985 d’un film à la beauté hypnotique, peint à la gouache, et qui dresse le portrait d’un monde post apocalyptique enseveli sous les dunes : Gwen, le livre des sables
• Après une dizaine d’années consacrées au travail de production de la Fabrique, Jean-François Laguionie revient à la réalisation. Il signe en 1999 Le Château des singes, fable humaniste et politique sur le thème de la liberté, en 2004 L’Île de Black Mór que Stevenson l’auteur de L’île aux trésors n’aurait pas renié, en 2011 Le Tableau qui place le sujet de la création au centre de son histoire et est son premier film avec de l’animation 3D, et enfin en 2016 Louise en hiver, merveilleuse méditation sur la vie.

Jean-François Laguionie travaille actuellement sur un nouveau long métrage mais prendra le temps de venir nous retrouver quelques jours à Gindou, nous l’en remercions.
Découvrir ou redécouvrir les films de Jean-François Laguionie, c’est enrichir notre connaissance du cinéma d’animation. C’est plonger dans une œuvre majeure aux ramifications multiples : le dessin et la peinture qui sont sa formation initiale, le théâtre par lequel il est arrivé au cinéma, la littérature, l’homme écrit depuis ses débuts des romans et nouvelles qui sont souvent à la source de ses scénarios, mais aussi la musique, souvenons-nous que l’œuvre commence avec un violoncelle...

Soirée d’ouverture en plein air dans le cinéma de verdure le 18 août : L’Acteur (6min, 1975), Le Tableau (1h16, 2011) et Louise en hiver (1h15, 2016).
Puis, une séance/jour pendant tout le festival lui sera consacrée.

••• Les vagabondages cinématographiques

Libre parcours dans la cinématographie mondiale contemporaine : 80 films récents, inédits, peu diffusés ou en avant première (courts ou longs métrages, fictions ou documentaires).

Ces films ont en commun de porter des regards singuliers et sensibles sur notre monde contemporain.

Quelques exemples de films diffusés en 2017 : 120 battements par minute, Diane a les épaules, Faute d’amour, Ghost hunting, I’m not a witch, La Caméra de Claire, La Fiancée du désert, Numéro Une, On récolte ce que l’on sème, Petit paysan, Tous les rêves du monde.

Les premiers films confirmés :
Bitter Flowers d'Olivier Meys, Le Grand bal de Laetitia Carton, Guy d'Alex Lutz, Heureux comme Lazzaro d'Alice Rohrwacher, Les Héritières de Marcelo Martinessi, Nos batailles de Guillaume Senez, Premières solitudes de Claire Simon, Samouni Road de Stefano Savona, Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin.

Un événement à ne pas manquer : Dimanche 19 août à 22h dans le cinéma de verdure, Le Grand bal de Laetitia Carton sera suivi d’un bal animé par Rémi Geoffroy et Les Barjacaïres.

••• films du patrimoine

- Une carte Blanche à la Cinémathèque de Toulouse et au CNC composée de 4 séances sur le thème « Après la guerre »

Après la guerre, quand ceux qui reviennent sont moins nombreux que ceux qui sont partis, quand parmi ceux qui reviennent, certains n’en parlent pas, n’en parleront plus, parce qu’il n’y a pas de mots, d’autres en parlent pour ne rien en dire, parce qu’ils n’ont pas les mots. Quand celles qui ont attendu pensent que tout peut recommencer comme avant, et que rien ne sera plus pareil. Quand on découvre que ce que l’on avait cru percevoir de l’horreur n’en est que la partie visible, quand celle-ci se découvre en entier. Mais aussi quand on dit « plus jamais ça », et quand on voudrait détruire le monde ancien pour en bâtir un plus beau, sans guerre, sans morts, sans boucherie.
C’est pendant la guerre que l’on commence à imaginer ce que pourrait être le monde d’après, celui du deuil et de l’absence, celui où les hommes manquent et lorsqu’ils sont de retour où l’oubli est impossible, où la violence est parfois la seule expression possible. C’est aussi le temps du recommencement individuel ou collectif, de la reconstruction de l’individu comme du pays et parfois de l’espoir révolutionnaire.

- Vendredi 24 août, dans l'après-midi, ciné concert autour du film Un débris de l'Empire/L'Homme qui a perdu la mémoire de Fridrikh Ermler (1h36, URSS, 1929), accompagné par l’accordéoniste Virgile Goller. 
Puis à 21h30, J'accuse d’Abel Gance en version Magirama ! (1h30, France, 1956) suivi du Roi de coeur de Philippe de Broca (1h35, France, 1966).
- Les autres films : Les Visiteurs d’Elia Kazan (1h30, Etats-Unis, 1972), La Bombe de Peter Watkins (44min, Royaume-Uni, 1965), Les Désastres de la guerre de Pierre Kast (20min, France, 1951) et Muriel ou le temps d'un retour d’Alain Resnais (1h56, France, 1963).

- Deux séances intitulées Eclats de cinéma militant : « Un autre regard sur les années 68 »
Programme de films uruguayens de 1967 (inédits en Europe) et Programme de films d’étudiants de l’IDHEC (aujourd’hui FEMIS) réalisés avant et après mai 68.

   La sélection des films sera disponible le 23 juillet


En parallèle des projections :

••• Tchatches à 17h, discussions sur les films entre le public et les invités. Gratuit

••• Apéro-concerts à 19h. Gratuit
Dimanche 19 : Dédé et mireille 
Lundi 20 :Cinq oreilles
Mardi 21 : Quatuor Itzala
mercredi 22 : Jules Nectar
jeudi 23 : Mathieu Tétéu
vendredi 24 : La Ho²rde
samedi 25 : Lina Modika
••• Accueil/Boutique : Vente de catalogues, affiches, vêtements adultes et enfants, verres, éventails, coussins...
••• Plusieurs lieux de restauration.
••• Librairie éphémère tenue par La Librairie-Tartinerie de Sarrant (Choix de livres et de DVD en relation avec la programmation, romans essais, livres jeunesse)...
••• Ateliers et animations pour le Jeune Public (Inscription à l'accueil du festival)

Les tarifs :

••• Les séances en journée se dérouleront dans la toute nouvelle salle de spectacles et de cinéma de Gindou "L’Arsénic". Une participation aux frais est demandée
- A l'unité : 7 € tarif plein, 5 € tarif réduit
- Forfait 6 séances : 36 € tarif plein, 27 € tarif réduit 
- Passe Festival : 65 € tarif plein, 45 € tarif réduit

••• Les séances sont gratuites à partir de 21h30, en plein air, dans le Cinéma de Verdure de Gindou et en cinéma itinérant à Gourdon, Les Arques, Rampoux-Lavercantière, Saint-Caprais, Salviac (1 projection/village).